Ce qui m’a le plus marquée, ce n’est pas seulement le nombre d’enfants qui ont commencé à lire des mots. C’est leur fierté. Quand un enfant comprend qu’il peut fabriquer un mot, puis le relire, son regard change.
Certains avancent très vite. D’autres mettent leur énergie ailleurs, notamment dans le langage oral, la syntaxe, la confiance ou les fonctions exécutives. Ce n’est pas un problème. Chaque enfant avance à son rythme. Mon rôle est d’offrir un environnement riche, cohérent et rassurant.
Quand la famille comprend cette démarche et utilise aussi le son des lettres à la maison, les progrès deviennent souvent plus fluides. L’enfant reçoit le même message partout : les lettres servent à coder ce que l’on entend.